Ce que ça coûte, pas seulement ce qui est permis
Ce que la loi permet, à qui, et pourquoi un envoi à froid abîme le domaine qui l'envoie.
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Écrire à quelqu'un qui ne vous a rien demandé a un nom en français — la prospection — et un cadre. Ce guide dit ce qui est permis, ce qui ne l'est pas, et une chose qu'on lit rarement chez un éditeur d'outil d'emailing : pourquoi cet usage n'est pas le nôtre, et ce qu'il coûte à celui qui s'y essaie avec le mauvais outil.
À des particuliers : le consentement d'abord
La prospection commerciale par e-mail vers un particulier exige son accord préalable. Pas d'accord, pas d'envoi — il n'y a pas d'aménagement, pas de « première prise de contact » tolérée.
Une exception existe, et une seule : vos propres clients, au sujet de produits ou services analogues à ce qu'ils vous ont déjà acheté. La création d'un compte en ligne ne suffit pas : il faut un achat ou une prestation réelle.
À des professionnels : possible, à trois conditions
Vers une adresse professionnelle, la prospection peut reposer sur l'intérêt légitime de votre organisme. Trois conditions tiennent ensemble : la sollicitation doit être en rapport avec la profession de la personne, celle-ci doit avoir été informée de cet usage de ses coordonnées, et elle doit pouvoir s'y opposer — facilement, dans chaque message.
Ces trois conditions ne sont pas des formalités : c'est ce qu'on vous demandera de montrer. Gardez donc, pour chaque adresse, d'où elle vient et quand elle a été collectée.
Ce que ça coûte à votre domaine
Ce que ça coûte à votre domaine
Le cadre légal n'est que la moitié du sujet. L'autre moitié est technique, et elle ne pardonne pas : écrire à des gens qui ne vous attendent pas produit des plaintes, et le seuil toléré par les messageries est de 0,3 %, avec une recommandation de rester sous 0,10 %.
Une liste achetée ou aspirée contient presque toujours des pièges à spam : des adresses abandonnées, remises en service pour attraper exactement ce genre d'envoi. Une seule suffit à faire classer votre domaine.
Et la réputation ne se répare pas vite. Quelques jours de mauvais envois coûtent des semaines de courrier légitime qui n'arrive plus — vos factures, vos confirmations, vos lettres aux gens qui, eux, vous avaient demandé quelque chose.
Ce qui marche n'est pas de l'envoi en masse
Les prospections à froid qui fonctionnent se ressemblent : peu de messages, écrits pour une personne précise, envoyés depuis une boîte professionnelle ordinaire, sans image ni pixel de suivi, avec une vraie signature et une phrase claire pour se retirer.
Autrement dit : cela ressemble à un e-mail, pas à une campagne. Dès qu'on passe à des milliers d'envois identiques, on n'est plus dans la prospection, on est dans ce que les messageries appellent du courrier non sollicité — et elles le traitent comme tel.
Pourquoi ce n'est pas l'usage de Plumail
Plumail n'est pas fait pour ça, et ce n'est pas un manque de fonctionnalité.
Nos envois partent d'une infrastructure partagée entre tous les espaces. Une campagne froide qui déclenche des plaintes n'abîme pas seulement votre réputation : elle abîme la capacité d'envoi de tous les autres. C'est la raison pour laquelle une liste importée doit avoir été collectée avec un accord, et pour laquelle un espace dont les rebonds ou les plaintes dépassent les seuils voit ses envois suspendus.
Pour une lettre d'information à des gens qui se sont inscrits, c'est exactement l'outil. Pour de la prospection à froid, un outil dédié, sur votre propre domaine et votre propre réputation, vous servira mieux.
La question n'est pas « ai-je le droit », elle est « qu'est-ce que ça coûte ». Le droit permet la prospection vers des professionnels informés ; la technique punit l'envoi en masse à des inconnus. Les deux réponses vont dans le même sens.
Les mots de cette page
Une lettre à des gens qui l'ont demandée
C'est exactement ce que Plumail fait. 3 000 envois par mois offerts, sans carte bancaire.