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Arriver en boîte de réception

Pourquoi vos e-mails finissent en indésirable, et ce qui se règle vraiment.

9 minutes de lecture

Un domaine d'envoi authentifié, et ses enregistrements DNS.VérifiéCe domaine est authentifiéTYPENOMVALEURCNAMEpm1._domainkeypm1.dkim.plumail.frCNAMEpm2._domainkeypm2.dkim.plumail.frTXT@v=spf1 include:…

Écrire une bonne lettre ne sert à rien si elle n'arrive pas. La délivrabilité est la moitié invisible du métier : elle se joue avant l'envoi, sur des réglages techniques et sur la manière dont vous vous êtes comporté jusqu'ici. Voici ce qui compte, dans l'ordre.

Ce que regarde une messagerie

En une fraction de seconde, Gmail décide où mettre votre message. Il regarde deux choses : qui vous êtes, et comment vous vous êtes comporté.

« Qui vous êtes » se prouve par l'authentification du domaine. « Comment vous vous êtes comporté » se lit dans vos rebonds, vos plaintes et vos taux d'ouverture passés.

La première se règle en une heure. La seconde met des mois à se construire et des jours à se détruire.

Authentifier son domaine : SPF, DKIM, DMARC

Ce sont trois enregistrements à poser dans les réglages de votre nom de domaine, chez l'hébergeur où vous l'avez acheté.

SPF liste les serveurs autorisés à envoyer en votre nom. DKIM signe chaque message avec une clé, prouvant qu'il n'a pas été modifié. DMARC dit ce qu'il faut faire quand l'un des deux échoue.

Depuis février 2024, Gmail et Yahoo les exigent pour tout expéditeur envoyant en nombre. Sans eux, ce n'est plus une question de probabilité : la lettre part en indésirable.

Comptez quinze minutes chez Cloudflare, un peu plus chez OVH. La propagation prend de quelques minutes à quelques heures.

Ne jamais écrire à une adresse morte

Un rebond définitif signifie que l'adresse n'existe pas. Chaque nouvelle tentative compte contre vous.

Au-delà de 5 % de rebonds sur un envoi, les messageries considèrent que votre liste n'est pas tenue, et dégradent la livraison de tout ce que vous envoyez — y compris aux adresses valides.

C'est pour cela qu'une liste de suppression doit être automatique et impossible à contourner : une adresse qui rebondit définitivement ne doit jamais revenir, même par un réimport de fichier.

Un domaine d'envoi authentifié, et ses enregistrements DNS.VérifiéCe domaine est authentifiéTYPENOMVALEURCNAMEpm1._domainkeypm1.dkim.plumail.frCNAMEpm2._domainkeypm2.dkim.plumail.frTXT@v=spf1 include:…

La plainte, le signal le plus grave

Quand quelqu'un clique sur « signaler comme indésirable », la messagerie vous l'attribue. Le seuil toléré est très bas : 0,1 %, soit une plainte pour mille envois.

La première cause de plainte n'est pas le contenu : c'est de ne pas trouver le lien de désinscription. Rendez-le visible. Quelqu'un qui se désinscrit vous rend service ; quelqu'un qui vous signale vous coûte cher.

Monter en volume progressivement

Passer de zéro à dix mille envois du jour au lendemain depuis un domaine neuf est le meilleur moyen d'être filtré.

On commence petit, avec les contacts les plus engagés, et on augmente sur deux à trois semaines. Les messageries observent la régularité autant que le volume.

Ce qui ne marche pas

Les mots interdits. L'idée qu'écrire « gratuit » enverrait en indésirable est un mythe tenace. Les filtres modernes regardent votre réputation, pas votre vocabulaire.

Les tests de spam en ligne. Ils donnent un score sur des critères de 2010. Un bon score n'a jamais fait arriver un e-mail.

Payer pour une adresse IP dédiée quand on envoie peu. En dessous de dizaines de milliers d'envois mensuels, une IP dédiée n'a pas assez de volume pour se construire une réputation. Elle nuit plus qu'elle n'aide.

La santé d'expéditeur : ce qui arrive, ce qui s'ouvre, ce qui se clique.SANTÉ D'EXPÉDITEURDélivrés98,2 %Ouvertures45,3 %Clics13,1 %3 398 e-mails arrivés sur 3 460

La délivrabilité n'est pas un réglage à trouver, c'est une hygiène à tenir. Authentifiez votre domaine, écartez les adresses mortes, rendez la désinscription facile — le reste suit.

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