Configurer son domaine d'envoi
Les enregistrements DNS à poser, hébergeur par hébergeur, avec le piège de chacun.
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C'est l'étape qui rebute le plus, parce qu'elle parle une langue étrangère : enregistrements TXT, CNAME, propagation. En réalité, il s'agit de copier trois lignes dans l'interface où vous avez acheté votre domaine. Voici le chemin, chez les principaux hébergeurs.
D'abord : où est votre domaine ?
Pas forcément là où vous l'avez acheté. Ce qui compte est de savoir qui gère vos DNS — souvent visible dans les « serveurs de noms » de votre domaine.
Si vos serveurs de noms se terminent par cloudflare.com, c'est Cloudflare qui gère, même si vous avez acheté chez OVH. C'est le piège numéro un : on passe une heure à modifier les bons enregistrements au mauvais endroit.
Les trois enregistrements
SPF : un enregistrement TXT sur le domaine racine. S'il en existe déjà un, il ne faut surtout pas en ajouter un second — un domaine ne peut avoir qu'un seul SPF. On fusionne les deux en une seule ligne.
DKIM : le plus souvent trois enregistrements CNAME sur des sous-domaines. On les copie tels quels.
DMARC : un enregistrement TXT sur _dmarc. On commence par une politique permissive, le temps de vérifier que tout passe.
Chez Cloudflare
Sélectionnez votre domaine, puis DNS → Records → Add record.
Le piège : le petit nuage orange, appelé « proxy ». Il doit rester gris (DNS only) pour tous les enregistrements d'e-mail. En orange, Cloudflare masque la valeur et la vérification échoue sans dire pourquoi.
Chez OVH
Espace client → Noms de domaine → votre domaine → Zone DNS → Ajouter une entrée.
Le piège : le champ « sous-domaine » attend la valeur sans votre nom de domaine à la fin. Si on vous demande selector._domainkey.exemple.fr, tapez seulement selector._domainkey.
Chez les autres
Gandi, Ionos, Namecheap, GoDaddy, o2switch, Hostinger, Squarespace, Route 53, Infomaniak, LWS, Scaleway, BookMyName : le principe est identique, seuls les noms de menus changent.
Plumail détecte automatiquement votre hébergeur à partir de vos serveurs de noms et affiche le chemin exact des menus, avec le piège propre à chacun.
Après : la vérification
La propagation prend de quelques minutes à quelques heures — rarement les vingt-quatre heures annoncées partout.
Tant que la vérification échoue, le problème vient presque toujours de l'une de ces trois choses : un enregistrement posé chez le mauvais hébergeur, un SPF en double, ou un sous-domaine saisi en entier là où il fallait la forme courte.
Une fois posés, ces enregistrements ne bougent plus. C'est une heure une fois, contre des mois de courrier en indésirable.
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